Julien Allanic quitte We Insist! Julien Divisia reprend du service

Montreuil nov 1995- Tokyo nov 2015

Vingt ans de concerts, de répétitions, d’enregistrements, de décibels, de sueur, de kilomètres, de sandwiches de stations service, de sourires, de poignées de mains, de têtes qui balancent, d’après-concerts qui s’éternisent, de nuits trop courtes, d’au-revoirs en Français, Anglais, Allemand, Néerlandais, Japonais…
Après vingt ans à ce régime, la fatigue et une certaine usure ont fini par prendre le dessus ; et l’énergie, corollaire de la musique de We Insist ! reste l’ingrédient indispensable pour faire vivre ce projet.
On insiste mais on n’aime pas faire semblant, le concert au Bushbash de Tokyo était donc mon dernier.
Je tiens à remercier tous les musiciens qui ont participé à We Insist au premier rang desquels Etienne et Rickie avec qui j’ai partagé ces dernières années de concerts intenses, Aude, Adèle et Coline pour tous les week-ends sans « papa qui part encore faire son rock and roll avec ses potes ». Et puis tous ceux qui ont défendu le groupe, dans des conditions pas toujours évidentes, public, labels, tourneurs, groupes, ingés sons et lumières, studios, radios, webzines, salles, journalistes, associations, bénévoles, festivals, photographes, graphistes, ceux qui achètent les cd, ceux qui les revendent, ceux qui nous ont hébergés…
Bien sûr, We Insist continue et Julien Divisia qui avait quitté le groupe après Babel… est de retour , de nouveaux titres sont déjà en gestation.
Mes années We Insist resteront parmi les plus importantes et un million d’images accompagnent ce qui fut, est, et demeurera avant tout, une belle histoire d’amitié.
Merci
-Julien Allanic
NB: WE INSIST! écrit en ce moment son prochain album

Julien Allanic

 

Je ne vais pas remplacer Julien. On ne remplace pas Julien (il y a évidemment un caractère très schizophrène à écrire cela lorsqu’on porte un blase comme le mien). Toujours est-il qu’il va nous manquer. Beaucoup.
We Insist ! demeure néanmoins un trio avec ce côté pratique : côté cour, il y aura toujours un Julien. Je suis parti il y a cinq ans après quinze années de service. Mais il faut croire que ce groupe a tout du sparadrap. Il colle à la peau.
En vingt ans, Julien a eu le temps de s’en rendre compte. Et après deux décennies pile-poil, il peut tirer sa révérence. Bon vent, mon vieux. On doit être fâché avec les chiffres ronds et les anniversaires – que l’on ne fête jamais. Bref, normalement, on est tranquille jusqu’en 2020.
En attendant, on s’est sérieusement remis au travail et il y a beaucoup de (bonnes) choses en chantier. À vérifier bientôt, donc, dans un disque ou sur une scène. Au plaisir.
-Julien Divisia

Julien Divisia